Le fondouk Staouniyine restauré, dans le quartier des tanneurs. (Rabat Post)

FÈS — Sous les arcades fraîchement rejointoyées, Abdellatif, dinandier de la troisième génération, a rebranché son chalumeau la semaine dernière. « On nous avait promis le retour depuis 2018. Cette fois, c'est réel », sourit-il.

Le montage financier associe l'UNESCO, la région et une fondation privée. En contrepartie des loyers plafonnés, les artisans s'engagent à former deux apprentis par atelier.

Les guides redoutent toutefois une muséification : la médina a perdu un quart de ses habitants permanents en vingt ans.